InterRail 2014 – Mes destinations, mon expérience

Premier jour

Je suis arrivé quelques jours avant mon départ en train chez mon ami Alexis, pour y passer le week-end avec des amis, entre Alpes et Jura. Après ce week-end pas vraiment reposant (soirées, canyoning, balades sur les pentes du Jura, baignade dans le lac Léman) je commence mon voyage par une visite express de Genève.

Sur les bords du Lac Léman

La première destination sera Vienne. Je sais que Katja, mon hôte Couchsurfing, m’y attend.

Mon premier train est à destination de Zurich, départ à 17h45 depuis Genève. Florian me dépose à la gare, on se dit au revoir et je me retrouve seul, avec un voyage vers l’inconnu qui m’attend.

Je monte dans le train. Petit à petit, au fil des arrêts, j’entends parler de moins en moins français et de plus en plus allemand. La nuit tombe petit à petit sur le lac Leman.
J’inscris le premier jour de voyage sur le ticket. La contrôleuse n’a pas l’air surprise de voir mon ticket InterRail.
Arrivé à Zurich, grosse ambiance dans la gare avec une fête et de la grosse musique où la charcuterie et la bière se consomment visiblement sans modération, à en juger par la jeune fille qui fait allègrement voler la jupe de son costume du tyrol.

Gare de Zürich
Juste pour être sûr, je regarde si les trains de nuits sont inclus dans le GlobalPass InterRail. Et bien oui et non, il faut payer la réservation, 45 CHF env. Une mauvaise surprise…
Finalement, les draps sont inclus, le personnel est gentil et on a même le choix thé/café pour le lendemain matin. Pour le confort et la modernité des couchettes, on repassera. Dommage, vu le prix de la réservation.
Je voyage avec un Kosovar qui rentre chez lui, depuis l’Espagne. Il a peur de l’avion, donc il fait tout ses voyages en train. On discute de tout et de rien, puis on se couche vers 1h. Même avec les bouchons dans les oreilles , il y a du bruit. La ventilation est bloquée sur froid. On a laissé le rideau ouvert pour être réveillés par le jour. Allongé, la tête contre la paroi du wagon, je vois les étoiles par la fenêtre avec cette sensation géniale d’être immobile et de voir le ciel défiler sous les yeux, au fil des virages du train dans les vallées du Tyrol.
Le jour se lève et j’arrive à Vienne, à la gare de l’est (Westbahnhof). J’ai du dormir 2 ou 3 heures dans la nuit.

Deuxième jour

À la gare de vienne, le wifi est libre. Je peux enfin contacter mon hôte, Katja. Elle me donne toutes les indications pour aller chez elle par le métro.
J’achète un ticket pour 72h. On valide une fois et on est tranquille pour 3 jours de visite dans Vienne.
Je prends le métro U6 depuis la gare centrale et je descends à l’arrêt Wäringer Strasse. 5 min de marche et je suis chez elle. L’entrée est ancienne, la cage d’escalier aussi. L’immeuble à beaucoup de charme.
Sa tête apparaît dans la cage d’escalier, au deuxième étage. Elle m’offre un café et on commence à discuter en anglais et en français ! Katja parle bien le français, avec une prononciation impeccable.
Elle est étudiante mais donne également des cours d’allemand dans un institut. Elle me prévient qu’elle ne sera pas toujours disponible pendant mon séjour.
Pour cette première journée, je me débrouille seul avec un plan.
La ville est impressionnante, les bâtiments sont massifs, hauts, tout est bien aligné.
Les gens sont très disciplinés, très respectueux, mais pas forcément souriants.
Je commence par visiter Stephansdom (la cathédrale Saint Étienne) puis je suis la Kärntnerstrasse jusqu’à arriver devant l’opéra. Je pars manger dans un beisel vers 14h.

L’après midi, je continue le tour du centre historique à pied. J’ai a peu près vu tous les monuments majeurs. Arrivé devant le Rathaus, je loue un vélo. Il faut payer 1€ pour créer un compte, puis la première heure est gratuite.

Rathaus (l'hôtel de ville) - Vienne

Je fais les trois quarts de tour du Ring, la voie qui entoure le centre historique.
Katja, qui m’avait laissé un téléphone autrichien, m’appelle pour le dire de la rejoindre chez elle. Je lui apporte une bouteille de vin de Bordeaux trouvée dans une épicerie, étant donné que je suis arrivé les mains vides.
On prépare le repas, on discute pas mal puis on part manger une glace. Suivi d’une ballade digestive dans un parc immense, à peine éclairé. Aucun risque d’après Katja, qui y fait son footing habituellement.
On rentre chez elle, en passant dans un quartier (un gretzl ?) où les maisons ressemblent à des châteaux. Il semblerait que ce soit le quartier des ambassadeurs. Rentré chez elle, Katja me laisse sa chambre ! Une de ses colocataires n’étant pas là, il y avait une chambre de libre. Grand confort avec un grand lit et une couette. Je prends quand même une douche avant de me coucher (deux jours sans douche, c’est limite …)

Troisième jour

Katja m’offre le petit déjeuner. Je lui explique que je ne suis pas à l’hôtel, et que je dois participer un mimum. Je parviens à la convaincre de faire la vaisselle moi même.
On part ensemble visiter le palais Schonnburn, demeure d’été des Habsbourg. C’est immense. Le parc est énorme, avec une colline au fond. Sur cette colline, un bâtiment surplombe le tout. On y monte, mais le brouillard nous empêche d’avoir une belle vue.

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Katja a du travail l’après-midi alors on rentre chez elle pour manger. Elle me prépare spécialement des pâtisseries viennoises. Les marillenknodel sont des boulettes aux abricots. Il faut faire une pâte, en entourer les fruits (abricots ou prunes) et les plonger dans l’eau bouillante 5 min.
Il faut ensuite rouler ces boulettes dans un mélange de chapelure de pain viennois et de sucre.

Marillenknodel
L’après-midi, on visite rapidement le volksgarten et la heldenplatz mais elle doit me laisser pour donner une leçon jusqu’à 21h.
Il y a encore deux monuments que je n’ai pas visité : les deux museums (histoire de l’art et histoire naturelle)
Il se met à pleuvoir des cordes, je décide de passer du temps au musée. Pas grand monde dans ce bâtiment immense et ancien.
Les collections sont gigantesques, les plus importantes au monde.
On y trouve tous les minéraux possibles sous des vitrines anciennes, des cristaux, des « nuggets » d’or (une des pépites exposées fait plus de 800 g) il y a également une collection de météorites énorme, des fossiles en tous genres, des origines de la vie jusqu’à l’homo sapiens.
Au deuxième étage, les animaux empaillés ou dans le formol sont tous répertoriés. Toutes les espèces d’araignées, de reptiles, de félins… sont présentés.

Une pépite d'or de 826 g
L’ambiance dans ce muséum est géniale, jusqu’au moment où un haut-parleur annonce la fermeture du musée dans toutes les langues.
Katja m’appelle pour me dire de la rejoindre. On part manger dans un café littéraire branché, où tout le mobilier peut être acheté. Je goûte un verre de vin autrichien: pas mauvais !
On rentre chez elle et je commence à m’inquiéter de n’avoir encore aucun hôte pour ma prochaine étape à Prague. J’ai envoyé une vingtaine de couchrequests, tout le monde trouve une excuse. La plupart ne répond même pas. Katja me dit qu’elle a eu le même problème à Prague. Elle me propose de mettre un bon avis sur mon profil de couchsurfer. Je demande également à mes amis en France, mais ça ne semble pas avoir d’effet.

Quatrième jour

Après une bonne nuit de sommeil, il est l’heure de faire mes bagages. Je quitte Katja, je la remercie chaleureusement pour son aide et son hébergement.
Avant de partir, je tiens à manger à nouveau dans un beisel. Cette fois ci, Katja m’indique un beisel authentique, où d’après elle, je vais pouvoir manger la meilleure omelette impériale.
Les murs sont jaunis par la fumée de cigarette. Il est encore possible de fumer dans les cafés en Autriche. La serveuse est peu bavarde, mais rien d’anormal, tout le monde est traité de la même façon.
Je mange un gulash avec du riz et cette fameuse omelette impériale. Cette dernière suffisait pour un repas entier. Il s’agit d’une crêpe épaisse, un peu plus consistante qu’une omelette et coupée en petits morceaux. Le tout est saupoudré de sucre glace et accompagné d’une énorme quantité de confiture de prune.
Je paie en tentant de respecter la coutume autrichienne : la serveuse annonce le prix, il faut alors répondre un prix en ayant ajouté le pourboire (10%) Choses étranges en Autriche : l’accompagnement des plats est à payer en plus, il n’y a pas de pain à table ni d’eau.
Les beisl sont réputés peu chers. J’ai quand-même du payer 16€ pour un plat avec du riz et un dessert, hors des quartiers touristiques.

Le décor d'un beisel

Je termine mon séjour à Vienne avec un passage devant l’impressionnante Votivkirche (cathédrale Votive ?)
Je trouve alors un café français à l’angle de deux avenues où le serveur, visiblement français, me conseille un café crème.
Je prends une dernière fois le U2, le U4 puis le U6 jusqu’à la gare Meidling où j’avais déposé mon sac le matin.
16h31, je prends le train EC 74 pour Prague. Les trains semblent toujours à l’heure.
Bonne surprise: les wagons sont très modernes, le confort en 2nde classe est aussi bon qu’en première en France. Il n’y a pas grand monde dans le train.
Un écran donne la vitesse du train et les gares où il s’arrête avec l’heure d’arrêt. Les annonces se font en tchèque, en anglais et en allemand. Sans comparaison avec la Sncf…
Le contrôleur n’a pas l’air surpris par mon GlobalPass Interrail.
Les 4h30 de train passent rapidement, j’en profite pour écrire ces lignes et commencer à lire mon guide LonelyPlanet sur Prague.

Le matin même, j’avais été bien inspiré de réserver un lit dans une auberge de jeunesse à Prague. Aucun hôte Couchsurfing n’a répondu favorablement à mes demandes. Arrivé à Prague, il me fallait changer mes euros pour des couronnes tchèques.

Arrivée à Prague

Je prends le métro pour rejoindre l’auberge de jeunesse. Un peu galère pour trouver cette auberge avec les indications fournies, mais mon téléphone se met enfin à fonctionner avec le forfait Europe. Un coup de Google Maps et j’y suis. C’est ma première fois dans une auberge de jeunesse. Je discute tout de suite avec un allemand et deux malaysiennes avec qui je partage la chambre. L’auberge est un monument classé, les salles de bain sont en granit. Pour moins de 18€, les draps, serviettes, et petit déjeuner sont inclus.

Cinquième jour

Je pars visiter le chateau de Prague, qui se situe juste au dessus de l’auberge. Pas besoin d’utiliser les transports, tout se fait à pied. Je pensais visiter en période basse, mais il y a pas mal de touristes.
Première attraction : la relève de la garde à l’entée du chateau. Ça sonne faux, surtout avec les grosses lunettes de soleil aviator.

La visite du chateau occupe bien toute la matinée. Il faut payer un ticket qui donne accès à plusieurs monuments, la tarif intermédiaire permet de voir pas mal de choses. Une fois la visite terminée, je retrouve par hasard les deux filles malaysiennes avec qui je partageais la chambre. On a passé l’après-midi a visiter les musées autour du chateau, avec des expositions pas très passionnantes.

Le Chateau de Prague

Sixième jour

Je n’avais pas trouvé d’hôte à Prague pour les premiers jours, mais j’ai rencontré Veronika via Couchsurfing.org pour visiter la ville. On s’était donné rendez-vous au pied de l’horloge astronomique.

L'horloge astronomiqueBeaucoup de monde à cet endroit, mais on s’est facilement trouvés. Le guide Lonely Planet a été d’un grand secours et nous a permis de ne pas passer à côté de certains détails, comme un bras humain desséché pendu au coin d’une église depuis plusieurs siècles.

En attendant d’avoir une table pour manger, Veronika et moi-même faisons une rencontre improbable. Adnan, un jeune californien déplômé du MIT qui travaille chez Tesla Motors (les voitures électriques de luxe).  On déjeune avec lui, on discute presque deux heures ensemble. Mais pas de visite de Prague en Model S 🙁

L’après midi, on visite le quartier juif, mais impossible d’entrer dans les monuments.  Le cimetière ne pouvait pas être visité ce jour là.
Veronika doit me laisser, alors je continue la visite seul. Je décide de monter en haut de la tour. Le point de vue y est imprenable.

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Y compris sur les touristes en bas, qui se ruent à heure fixe devant l’horloge pour voir défiler les douze apôtres.

Fin de la journée, je rentre à l’auberge de jeunesse, et je rencontre de nouvelles personnes : une américaine, deux maltaises et un groupe de français qui travaille en Allemagne chez Airbus. Les filles sont ok pour sortir manger quelque chose, mais je me retrouve finalement en tête à tête avec l’américaine (j’ai oublié son prénom …)

Septième jour

Déjà une semaine que j’ai démarré mon voyage, ça passe très vite. Je continue de visiter Prague, et notamment le quartier autour de la place Venceslas.

Place Venceslas

[La suite est en cours !]

A suivre : Budapest, Belgrade avec deux passages à la télé et Salzbourg.

Au bilan

Que de bons souvenirs, de belles rencontres, de beaux endroits. Je retournerai probablement à Budapest, j’ai la sensation de ne pas l’avoir bien cernée, d’être passé à côté de l’ambiance de la ville. Même chose pour Belgrade, et la Serbie en général.
Je me suis moi même étonné de voir comment il était facile de communiquer avec les gens en anglais. La très grande majorité des personnes rencontrées parlaient très bien anglais, et me comprenaient également très bien, malgré mon accent français.

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