Pratiquer la technique du time-lapse

Le time-lapse est une technique cinématographique consistant à diffuser une série d’images plus vite que son rythme d’acquisition.

Exemple : je prends des photos toutes les 10 secondes puis je les monte en video pour les faire défiler à un rythme de 25 images/seconde. On visualise donc un phénomène 250 fois plus vite que son rythme réel.

C’est une technique idéale pour visualiser un phénomène trop lent, imperceptible à l’oeil nu. Par exemple, l’évolution de la marée, la construction d’un bâtiment, ou même … la rotation de la Terre ! Ou des étoiles plutôt. Enfin, ça revient au même finalement 😉

C’est justement d’étoiles dont il va s’agir.

En voici un exemple ici : Time-lapse sur le trio Vénus-Jupiter-Lune

Comment fait-on ?

Il faut un minimum de matériel et de connaissances en photo :

  • un appareil photo numérique (réflex de préférence)
  • un intervalomètre (s’il n’est pas intégré dans l’appareil)
  • un trépied ou un dispositif pour que l’appareil ne bouge pas
  • un objectif grand champ de préférence
  • une carte mémoire avec une bonne capacité
On va choisir un réglage manuel : il faut que l’exposition, le temps d’obturation, l’ouverture et la balance des blancs restent constants. (Nous verrons pourquoi.) Typiquement pour la nuit, 1000 ISO, 10 secondes, F5. On prend du jpeg plutôt que du RAW pour gagner de la place et une résolution moyenne, sachant que la video produite n’a pas besoin de dépasser le full HD (1080×1920).
On prend une image toutes les 15 secondes. Ce qui donne 240 images par heure. Donc en une heure d’acquisitions, on produit environ 10 secondes de film. Ouais, j’ai fait maths sup et maths spé :p
Le problème, c’est que ce réglage fixe est optimal pour la nuit noire, mais ne permet pas de prendre d’images au crépuscule, car avec 10 secondes de pose, les images seront surexposées. Et si l’on modifie les réglages durant l’acquisition, on risque de faire bouger l’appareil et de manquer des clichés.
Ok, j’ai mes photos, j’en fait quoi ?
Il faut les assembler. J’ai utilisé time-lapse assembler sur Mac. Il suffit d’indiquer le répertoire où se trouvent les images
Sur Windows, on peut utiliser Movie Maker.

Un second time-lapse a été réalisé en intérieur dans une véranda (on élimine le vent mais on ajoute des reflets) et en choisissant le mode semi-automatique priorité vitesse. L’appareil va donc jouer sur l’ouverture. Cela permet de prendre des clichés dès le coucher du soleil jusqu’à la nuit et de faire autre chose que de poireauter derrière l’appareil. L’inconvénient, c’est les sauts d’exposition qui, même s’ils sont légers, font scintiller la video. Il faut alors traiter les photos par lot avec un programme d’anti-flickering. Ca ne résout pas tout, il faut que je perfectionne les images dès la prise de vue. (Mesure de lumière matricielle VS. spot VS. pondérée ?)

Time-lapse depuis le centre de Visker from Alexandre Cazaux on Vimeo.

 

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